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Le champ des pouilleux!

 

 

 

- LE CHAMP DES POUILLEUX -

 Crocs...niques!

sabadel.gerard@akeonet.com

 

 

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Le champ des pouilleux

 

A quelques 500 mètres du village de Chams, une parcelle: champ Pésouliouse.

"C'est comme ça qu'on appelait ceux qui avaient des poux quand j'étais petite, c'était comme une insulte.":

me dit Augusta, ma charmante voisine qui porte allègrement ses plus de 80 ans.

Et Champ Pésouliouse est comme par hasard un bien sectionnal du village, quelques hectares où ceux qui n'avaient pas de terre ou si peu pouvaient aller

cultiver des pommes de terre, un peu de froment, quelques raves...

Les croquants se sont vengés de ces champs qui leur échappaient et qu'on laissait à des feignants, eux qui étaient riches avec leur paire de boeufs et leurs

dizaines d'hectares.

Les moins fortunés ont relayé, pour leur plaire, pour affirmer leur supériorité de classe.

Le nom est resté.

 

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Je vais essayer d'égayer cette page avec des photomontages. Ils ne seront pas inédits: pendant plusieurs années j'en ai mis un chaque jour sur ce site

et je sature.

 

Là d'où je viens... 

 

"La plupart des viols cités en assises ont été commis sur des fillettes de six à quatorze ans, catégorie de la population considérée dans certains cas, comme

" la part naturelle des célibataires".  (...) Le viol n'est pas considéré comme une atteinte à l'intégrité physique des fillettes, mais comme une atteinte

à l'honneur familial (...) On estime le viol d'enfants comme "normal", et une plainte de leur part est considérée comme une insolence."

 

On verra ce qu'en pense "notre bon Monsieur le curé"...

 

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"Personne jusqu'à aujourd'hui n'avait osé dénoncer V... en justice malgré le nombre de viols qu'il avait commis sur des enfants (neuf). (...)

Sur les instances du prêtre les gens n'avaient pas porté plainte et lorsqu'il recevait les enfants en confession, il leur interdisait formellement de parler,

les menacant d'une vengeance divine et de divulguer leur honte à haute voix dans le village." (Archives de la Lozère. 1844)

 

"Dans nombre d'affaires on retrouve ces menaces du prêtre aux enfants venus se confesser, raconter leurs malheurs.Surtout s'il s'agit du viol d'une fille

pauvre ou de l'Assistance publique, commis par quelque membre d'une bonne maison."

 

Et les femmes dans tout ça?

 

Dicton: " En Novembre

Fou engendre,

En Août

Gît sa femme!"

Et oui, août, la période des gros travaux: fenaison, moissons...

 

"Le viol ne provoque guère d'émoi, la brutalité sexuelle est la norme." (p.245)

"Il est vécu comme une variante des conduites ordinaires dans les rapports homme - femme." (p.218)

Avec leurs femmes ou leurs enfants les hommes sont brutaux, les battant fréquemment. On ne considère cela comme excessif que s'il s'ensuit une

impossibilité de travailler, mais, jusque là, "la tannée" est une pratique qu'on estime pédagogique ou de défoulement.La force se doit

d'être exercée. (p.80)

C'est crocs...magnon!

 

Ventre affamé n'a pas d'oseille...

 

"Le mari tenait sous clé toutes les provisions, la femme était obligée de mendier pour pourvoir à sa subsistance..."

(archives Lozère. 1853)

Cette phrase revient constamment dans la bouche des témoins et dans les dépositions des gendarmes: " Le chef de famille avait seul l'usage de

l'armoire fracturée, c'est lui qui en tenait la clé."

Fréquemment les femmes sont amenées à commettre des vols pour ne pas mourir de faim..." (p.40)

 

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Mamo!

 

"Ce n'est pas toujours une certitude, mais un grand nombre d'observations glanées dans les procés vient étayer et confirmer cette supposition:

il ressort en effet clairement que nombre de femmes mariées accablées d'enfants en laissent mourir quelques uns, faute de soins, quand ce n'est pas

dès leur naissance, en ne les allaitant pas, et en les exposant au froid, parfaitement lucides de ce que représentera cette bouche à nourrir..." (p.231)

"Je pensais le faire baptiser et qu'il mourait ensuite de maladie ou de faim." (archives de la Lozère. 1849)

 

 

Et les filles mères? Aïe, aïe, aïe!

 

Un "fait divers" :

un agriculteur peu riche, de trente cinq ans, prend à son service une jeune domestique, qui devient sa maîtresse (ce qui lui évite de payer ses gages)

et qui donne le jour à cinq enfants en sept ans. Tour à tour, chacun est mis en nourrice, où il meurt en quelques semaines, par manque de soins, la nourrice

étant mal et irrégulièrement payée, et par l'absorption de boissons qu'apporte la mère, "qui les faisait gonfler puis mourir..."

La fille avait coutume d'aller accoucher chez sa mère, loin de la demeure de son amant et maître, car la mère estimait qu'il aurait été déshonorant pour

elle et sa maison, qu'elle ait accouché là où elle avait fauté.

"Ce qui naît sous le toit appartient au maître de la maison."

Enceinte une sixième fois, elle n'a pas le temps de rentrer chez elle.

"Le vendredi et le samedi qui précédèrent mon accouchement, Victor P. me fit charrier des fardeaux de foin trés lourds, et je pense que je dus me blesser

ce jour-là, parce que tout le samedi je ne sentis pas l'enfant remuer. Je dus me cacher dans l'écurie quand je fus prise de douleurs.C'est là que

j'accouchai seule.

Il y a deux femmes au village qui aidaient les femmes à se délivrer; P. ne voulut pas les appeler, et dit que ce serait un trop grand scandale pour ses

parents si on savait que j'avais accouché chez lui.

P. n'a jamais réalisé ses promesses de m'épouser; alors je lui fis écrire par le maire pour l'engager à me prendre pour épouse ou à me régler mes gages

comme servante avant de me renvoyer. Il vint me trouver et me déclara qu'il ne pouvait pas m'épouser, qu'il n'avait pas d'argent pour me payer mes gages

et me fit un billet de cent cinquante francs qu'il omit de signer.

 

(En fait P. a enterré le nouveau-né dans le jardin aprés l'avoir étouffé, et il semble que la servante ait été complice.)

(archives du département de la Lozère. 1839)

 

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Si P. est jugé collectivement comme un malin qui a su "profiter pleinement de sa domestique", sans y perdre un sou, attitude conforme à une tradition tacite, allusive, d'admiration

éprouvée face à la capacité de tirer le meilleur profit de tout, on exige de lui, en revanche, qu'il sache masquer les aspects scandaleux de sa conduite.

 

C'est vers la femme que convergent alors les regards, et c'est à elle d'assumer le rôle de la mauvaise femme, et d'en avoir tous les comportements en s'identifiant à la pècheresse

qui porte la honte et qui expie sa faute dans un accouchement clandestin.

 

Ce n'est plus la gauloiserie d'auberge qui tient alors la haute main sur les interprétations mais l'église.

 

La communauté des hommes sécrète des malins, celle des femmes dénonce la pècheresse; à chaque sexe son honneur.

L'auberge et l'église enserrent la question et la closent.

(page 234)

 

 

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Voyage en Haute Margeride.

Le Maride.

En cas de veuvage, à plus forte raison s'il y a enfants en bas-âge, le Maride prend servante, de préférence jeune et avenante.

Il lui promet de l'épouser et elle devient sa maîtresse. Ce jour-là, il cesse de lui payer des gages.

Il arrive que la maîtresse tombe enceinte: le Maride va tout faire pour provoquer une fausse couche. Si malgré tout l'enfant vient au monde il ne doit

en aucun cas naître dans la demeure du Maride. Ce serait déshonneur.

La mère va donc devoir se débrouiller pour aller accoucher ailleurs.

L'enfant sera abandonné, mis en nourrice, (peu survivent, la mère n'ayant pas de quoi payer la nourrice, la nourrice néglige l'enfant), quelquefois

assassiné.

Il arrive, mais rarement, que la Maride l'élève seule au prix de grandes difficultés.

Si par malheur l'enfant vient à naître dans la maison du maître, la Maride redevient simple servante et le maître la chasse.

(à la manière d'Henri Michaux)

"De quelle planète es-tu?" Le Petit Prince.

 

Les conditions dans lesquelles se font ces accouchements clandestins sont terrifiantes et n'inspirent de pitié à personne.

L'enfant qui naîtra sera, quant à lui, le très convenable, très approprié bouc émissaire, modèle qui concentrera les haines, la pitié quelquefois, afin que soient satisfaites les causes

de la concurrence sociale et celles de la religion.

Si panpan cucul: panpan cucul!

A partir de 1860, le principe du secours temporaire est instauré définitivement pour les femmes nécessiteuses, jusqu'à ce que leurs enfants aient atteint l'âge de trois ans. Les bénéficiaires

sont surtout des mères illégitimes, sur lesquelles plane, au cas où se renouvellerait "leur faute", la menace de la suppression de l'allocation.

 

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Entre le chambranle et la porte...

Enfant j'ai le souvenir d'avoir entendu une petite femme habillée de noir, qui me paraissait très âgée, dire à ma mère, à voix basse et en retenant ses larmes:

"Ana, m'on bila éné bouono sarrado!"

C'est un titre de chapitre dans "l'impossible mariage": une bonne serrade.

 

110 ans plus tôt: 

Témoignages: 

(1844)

Le curé: Etienne R. m'a rapporté que la veuve lui avait dit avant de mourir: "j'ai nourri des enfants coquins, ils m'ont serrée! Ils ne paieront plus longtemps

ma pension!".

Le rhabilleur: La veuve B. vint me trouver car je suis rhabilleur, et je dois dire qu'elle avait les côtes enfoncées.

Procès-verbal de transport: 

Il en résulte que le bruit public accuse Jacques et André d'être la cause de la mort de leur mère, en la serrant entre une porte et le battant.

La serrade était un moyen ordinaire quoiqu'exceptionnel (j'espère) de se débarrasser d"une personne âgée qui coûtait...

 

Pour en finir avec la maltraitance...

Il n'y a pas que la shoah dans la vie.

A éviter de méditer.

Déposition d'une fillette de six ans:

"Cet homme m'a fait le grand péché."

 

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C'était hier!

Ben oui! Je ne parle pas de Moyen-âge. Je parle de ce que vivaient mes grands parents, leurs parents, je parle du quotidien des générations qui nous ont immédiatement précédés.

Si peu de temps, une goutte d'eau si on se réfère au fleuve qu'est le temps qui passe, une seconde ou deux depuis que le monde est monde...

 

 "Il lui fallait un peu de feu!"

 

"Dans les années 1842, 1843, 1844, une à une, la plupart des maisons de La Fage-Montivernoux prirent feu. Il n'était pas de semaine ou de mois qu'un incendie n'éclatât." (page 17)

La commune de La Fage -Montivernoux compte en 1841, 806 habitants. (source Cassini)

Le village en compte donc forcément plusieurs centaines, ce qui représente une bonne vingtaine de maisons, au moins.

"La presque totalité de La Fage avait brûlé..." (Page 21)

"Mais la plus radicale façon d'accomplir sa vengeance, en général au terme de plusieurs procès, est l'incendie volontaire. On brûle ainsi des provisions de bois, des récoltes, des granges,

ou bien encore un corps entier de ferme, ruinant ainsi, quelquefois définitivement, leurs propriétaires."

(page 262)

On voit sur les routes des familles de vagabonds ayant sur eux, ce qui leur donne le droit de mendier, un "certificat d'incendie".

D'autres n'ont pas cette chance qui périssent dans leur maison en flammes.

 

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On voyait encore à Chams quand j'étais enfant les ruines d'une maison qui avait été incendiée.

Mon père disait: "C'est un mariage qui a mal tourné." En fait le mariage ne s'était pas fait, finalement.

Le fiancé éconduit avait mis le feu à la maison de celle qui avait été sa promise.

Le feu allumé, il avait jeté une pierre dans la fenêtre, ce qui avait alerté les occupants et leur avait permis d'avoir la vie sauve.

Leur "certificat d'incendie" en poche peut-être avaient-ils vécu ensuite de mendicité...

L'histoire ne le dit pas.

 

Témoignage d'Augusta, ma charmante voisine (80 ans passés):

"Quand j'étais petite, à Chams, on entendait quelquefois parler dans la cour. C'était des mendiants qui priaient à voix haute. Ils attendaient devant la porte sans frapper ni interrompre

leurs prières. Ma mère sortait leur apporter un morceau de pain, quelquefois un oeuf." 

Quand je vous dis que c'était hier...

 

Bien des années plus tôt,

rapporte la mémoire du village de Chams, le Seigneur d'Ancette, un bourg proche, avait enfermé dans une cage un homme et un boeuf.

Il s'agissait de savoir lequel des deux crèverait le premier de soif et de faim.

L'homme s'était sans doute rendu coupable de quelques délits, l'histoire ne dit pas lesquels...

Le boeuf était simplement un boeuf.

"Qui a gagné?"

"L'homme..." répondait mon père.

 

Et aujourd'hui ?

 


La Margeride (Haute-Lozère) 

 

 www.france-voyage.com › France 

 

La Margeride : Une destination secrète aux reliefs arrondis…

 

Mon commentaire: trop fort !

Parions que DSK va s'amener!

 

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Puis sont arrivés 1914 et la grande guerre. Tout doucement les mentalités ont changé.

On peut dire que la Margeride s'est civilisée.

Mais il a fallu vivre les années de guerre et ça n'a pas été facile. "Tu peux pas te figurer!" me disait Léon, ancien combattant.

 

"- Vous comprenez, l'autorité militaire force ceux qui tiennent du vin à le vendre quinze sous. Quinze sous! Quelle misère que c'te maudite guerre! On y perd,

à quinze sous, monsieur. Alors, j'n'en vends pas, d'vin. J'ai bien du vin pour nous. J'dis pas que quéqu'fois, pour obliger, j'en cède pas à des gens qu'on connaît,

des gens qui comprennent les choses, mais vous pensez bien, messieurs, pas pour quinze sous." 

 

"Oui, mais c'est avec le Picon, marmottait l'une, qu'il faut faire attention. Si vous n'avez pas la main légère, vous ne trouverez pas vos seize doses par bouteille,

et alors, vous manquez trop à gagner. Je ne dis pas qu'on y est de son porte-monnaie, non, tout de même, mais on manque à gagner. Pour parer à ça, il faudrait

s'entendre entre débitants, mais l'entente est si difficile, même dans l'intérêt général!"

Henri Barbusse -Le feu- 

 

Et oui... Les soldats sont au repos dans les villages à l'arrière du front. Les braves ménagères ont ouvert débit sur un rebord de fenêtre et abreuvent le poilu.

Elles aussi vendent des canons. Elles sont devenues capitalistes! 

 

Comme disait Al Capone (cité par Alternatives Economiques):

"Le capitalisme est le racket organisé par la classe dominante."

 

Tout de même! On est en démocratie!

Et Lincoln a dit: "La démocratie, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple."

On serait sous la botte d'un dictateur je dis pas.

Mais en démocratie le racket c'est interdit!

Ecoutez Berlusconi qui cite Mussolini.

(J'ai vérifié l'info: comme on connait les seins d'éléonore pardon comme on connait les saints on les honore...)

 

"J'ose vous citer une phrase de celui qui était considéré comme un dictateur, un grand, un puissant dictateur, Benito Mussolini", a déclaré le président du

Conseil italien, poursuivant :

"Dans son journal, j'ai lu récemment cette phrase :

'Ils disent que j'ai le pouvoir. Ce n'est pas vrai. Peut-être est-ce le cas des responsables de mon parti. Mais ce n'est pas vrai pour moi. Tout ce que je peux faire,

c'est dire à mon cheval d'avancer vers la droite ou vers la gauche. Et de cela, je dois me contenter.'"

Et Berlusconi ajoute, en parlant de lui cette fois: 

"En qualité de président du Conseil, je n'ai jamais eu l'impression d'être au pouvoir."

 

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 Mais alors qui commande?

"Un universitaire, Jean-Louis Rocca, lâche incidemment le grand secret: analysant l'incapacité des dirigeants chinois à bien comprendre l'Occident,

il explique qu'ils ne comprennent rien à la technologie du pouvoir démocratique qui permet aux classes dirigeantes de contrôler le peuple au nom de

la légitimité populaire."

Hervé Kempf - L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie -

 

Les Ossopets.

 

Les Arpettes sont traîtres et aussi les Floriquets, les Cirridents sont diplomates et les Ourledous gens de ressource.

Ils l'emportent par leur patience, leur prudente administration, et savent diriger et endormir quand il le faut, comme des riches qu'ils ont toujours été. 

Ils ne combattent pas eux-mêmes mais possèdent des mercenaires en grandes armées. Leurs alliés, les Effrattes, sont de toutes les bagarres.

Les Ossopets ont une sale peau de truffe avariée. Ils vendraient leur père pour faire du commerce. Leurs dents deviennent vertes vers les trente ans.

Ils sont globeux.

 

Henri Michaux - Ailleurs -

Vous avez des enfants?

 

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Les Emongroins.

 

Les Emongroins sont à la botte des Ossopets, qu'il singent.

Sévèrement sélectionnés, issus de grandes écoles régies par les Ossopets, ce sont des chiens.

Pour quelques privilèges ils sont leurs exécuteurs de basses oeuvres.

Ils naviguent allègrement de la chose publique à la chose privée.

Les Emongroins lorgnent les Ossopets qui les méprisent.

Opportunistes, carrièristes, arrivistes, les Emongroins sont sans scrupule.

Ils ne savent plus s'exprimer simplement. Ils seraient incapables d' allumer un feu.

On prétend qu'ils ne savent pas que les orties piquent.

Ils sont dentus.

 

(A la manière d'Henri Michaux)

 

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Ainsi, on connait les responsables.

Ils sont une poignée, une petite poignée...

Je vous parle bombe atomique!

(Je me limiterai aux risques liés à l'industrie nucléaire, pour l'instant...

Mon disque dur manquerait d'espace pour énumérer tous les dangers que court la planète!)

Je vous parle survie de l'espèce humaine!

 

On ne dira pas qu'on ne savait pas.

 

S'ils avaient gagné la guerre, ce sont les descendants des nazis et de leurs alliés qui feraient les unes de Forbes, le magazine qui met les milliardaires

en vitrine.

Ce genre de prise de conscience vous amène à vous dire comme Rabelais que "la vie semble estre toute pareille a une savonnette humide sur une toile

cirée, et qu'on ne sait pas comment la prendre!"

 

 

 Rassurez-vous: les ressources humaines se mobilisent!

 

Les Héléssiens.

 

Chez les Héléssiens on ne s'en laisse pas compter! On naît lucide! Ils vous perceraient à jour un coffre-fort...

On a pleinement conscience des manigances des Ossopets. Aussi un bon Héléssien s'indigne!

Pendant ce temps les Ossopets sourient derrière leur main...

(A la manière d'Henri Michaux)

 

 

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"C'est avec les hommes qu'on fait les évêques." Cervantès

 

Les Ossopets qui se veulent de race, pas les bâtards aux ordres et juste riches, représentaient en 2007 un pour cent de la population

Française.

(Statistique citée par Hervé Kempf dans " l'oligarchie ça suffit, vive la démocratie" p.30)

 

Ils m'évoquent les 4 gros propriétaires (dont 2 nobles) de la commune d'Estables, l'une des communes du canton de St-Alban en Margeride.

Ces 4 propriétaires ont à eux seuls un quart du terroir.

La moitié de la population ne détient que treize pour cent des terres.

("L'impossible mariage" Claverie et Lamaison. p.48)

 

- France: 21ème siècle -

 

"Le capitalisme français reste une affaire très oligarchique, 98 personnes détiennent 43 pour cent des droits de vote dans les 40 premières entreprises du pays"

Le monde cité par Hervé Kempf dans "L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie" (page 40)

 

- Margeride: 19ème siècle -

 

Jusqu'en 1848, le mode d'élection favorisait les gros propriétaires.

"C'est le principe du cens, fondé sur la fortune qui prévaut. (...) En 1817, une loi institue un collège départemental unique chargé d'élire les députés et précise que tout individu

jouissant des droits civils et politiques, âgé de trente ans accomplis et payant trois cents francs de contributions directes, est éligible; mais aucun autre.

Le collège ne comprend en fait que des notables.

Les maires sont également élus au système censitaire par les grands propriétaires;

ils nomment le conseil municipal et choisissent les experts du cadastre.

Autant dire qu'on retrouvera toujours les mêmes personnages."

"L'impossible mariage" (pages 128 et 129)

 

Mais nous on a le suffrage universel!

 

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Le sociologue anglais Colin Crouch:

"Même si les élections existent et peuvent changer les gouvernements, le débat électoral  est un spectacle soigneusement

contrôlé et géré par des équipes rivales de professionnels experts dans les techniques de persuasion.

Le débat porte sur le petit nombre de dossiers sélectionnés par ces équipes.

La masse des citoyens joue un rôle passif, voire apathique.

Derrière le spectacle du jeu électoral, la politique réelle est définie en privé dans la négociation entre les gouvernements élus et les élites qui représentent de manière écrasante

les intérêts des milieux d'affaires."

Cité par Hervé Kempf

"L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie" (pages 34 et 35)

 

Les Démocrites.

 

Tous les cinq ans les Démocrites sont appelés aux urnes pour désigner leur président.

La toute petite minorité de Démocrites très riches présente un candidat.

Il arrive souvent qu'il soit élu.

Le nouveau président continue à mener sa vie de très riche Démocrite.

L'écrasante majorité des électeurs vit petitement et n'a qu'une idée assez vague de ce que sont un jet ou bien un yacht.

Alors elle s'étonne et s'indigne.

On prétend pourtant que les Démocrites auraient inventé la poudre...

 

(A la manière d'Henri Michaux)

 

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Ghetto de Lódź,  Pologne (1942)

 

 " La chronique du ghetto de Lódź rapporte qu' Hans Biebow (c'est l'Amtsleiter, le plus haut responsable de l'administration civile du ghetto)

eut l'idée de faire réouvrir les cinémas désaffectés. Il en fit peindre les devantures en vert, seule peinture encore disponible dans le ghetto en 1942.

Les parents et leurs enfants furent "invités" à se rendre aux "maisons vertes".

On était juste tenu d'apporter son siège. 

Un film allemand était projeté, à mi-chemin entre " le divertissement et la propagande".

Auparavant on leur montrait les actualités.

Ils pouvaient ainsi se rendre compte que les enfants juifs qui avaient quitté les ghettos d'autres villes polonaises n'étaient pas maltraités, bien au contraire.

La propagande nazie avait rempli son office: si les parents ne livrèrent pas leurs enfants de gaieté de coeur, il en eurent moins de peine.

"Ils ont tout à gagner à quitter le ghetto, ils l'ont dit à la maison verte..."

 

 

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Steve, Sem-Sandberg s'est inspiré des archives du ghetto pour écrire "Les dépossédés".

Crée en 1940, le ghetto de la ville de Lódź, le plus grand de Pologne, survécut jusqu'en 1944.

L'extrait précédent qui raconte la réouverure des salles de cinéma par Biebow n'y figure pas.

Rien n'est vrai.

Mais c'était plausible, les nazis ont fait bien pire en matière de propagande.

(Steve, Sem-Sandberg, Les dépossédés, Robert Laffont -Pavillons- 2011)

 

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"Si vous n'êtes pas vigilant, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment." 

Malcom X.

 

Le ghota des personnalités audiovisuelles voient les puissants leur entrouvir leur porte.

Ce sont des prestataires de service, aux ordres.

De fieffés Emongroins...

 

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 "Coupez!"

 

Mais on se défend!

 

Les Fioliquets.

 

Les Fioliquets redoutent les incendies.

Qu'un feu se déclare, les Fioliquets sont tenus d'accourir et de vider sur les flammes leurs fioles remplies d'eau.

On confie une fiole à chaque Fioliquet le jour de ses sept ans.

Il en est responsable.

Sa contenance est infime, elle tient dans une poche, mais chez les Fioliquets, c'est l'intention, qui compte.

Leur devise est: "je fais ma part".

 

Les missionnaires Fioliquets se font grassement rétribuer pour leurs interventions en Haute Margeride.

Eux disent que c'est pour leurs oeuvres.

Il se murmure que c'est pour leurs pompes.

 

(A la manière d'Henri Michaux)

 

-José Bové est intervenu gratuitement.-

 

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Alors c'est la guerre?

 

L'un des trois hommes les plus riches du monde, Warren Buffet, le dit sans ambages.

"Il y a une lutte des classes.

C'est ma classe, la classe des riches, qui mène la guerre et nous la gagnons".

 

(Hervé Kempf - L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie. Page 35)

 

Hiroshima, ça vous parle?

 

La guerre?

1914-1918

Réflexions de tranchées.

 

- Les peuples luttent aujourd'hui pour n'avoir plus de maîtres qui les dirigent. Cette guerre c'est comme la Révolution Française qui continue!

- Les peuples c'est rien et ça devrait être tout!

- Les peuples y devraient s'entendre à travers la peau et sur le ventre de ceux qui les exploitent d'une façon ou de l'autre.

- Tous les hommes devraient enfin être égaux.

"La vie d'un être humain est aussi grande que la vie d'un autre."

 

(Henri Barbusse Le feu)

 

La vie d'un homme (même mort) en vaut une autre.

 

Dans une armoire chez mes parents, j'avais remarqué, enfant, deux carnets défraichis.

Il s'agissait des écrits d'un grand oncle, un frère de ma grand-mère maternelle, prêtre à la Chaise Dieu.

Ses carnets commençaient au séminaire du Puy en Velay en 1859 et continuaient jusqu'en 1873.

Il les avait intitulés «  Journal des choses un peu remarquables ».

Bien des années plus tard j'ai lu et relu ces carnets.

Je me suis attaché à cet homme mort il y a bien longtemps. Pourtant il n'est pas particulièrement sympathique.

Il ressort clairement de son journal qu'il n'était pas généreux, que la compassion lui était étrangère.

Certes il aimait bien manger, les cartes et le bon vin.

Mais il n'a jamais le souci de l'autre. Il n'était pas aimable. Pas un mot sur les gens qui l'entourent. 

J'ai tout de même entamé une quête pour essayer d'en savoir un peu plus sur lui, au moins pour lui construire un décor. J'avais besoin d'éléments solides pour qu'il survive.

Je suis allé à la Chaise Dieu, j'ai fait plusieurs fois le tour des bâtiments, j'ai essayé de voir au-delà des murs, j'ai lorgné les fenêtres, visité l'abbatiale, j'ai cherché sa tombe

au cimetière et j'ai interrogé un moine... Il aurait été attachant, j'aurais sans doute fracturé quelque porte (la plupart des bâtiments semblent désaffectés...) pour voir de plus près les pièces dans lesquelles il a vécu.

J'avais besoin de lui donner vie.

  - Les disparus -

  Daniel Mendelsohn

 

« (…) ce qu'il disait rejoignait complètement ce que j'avais désiré apprendre, depuis tant d'années, sur les petites choses, les détails minuscules qui, me disais-je, pouvaient ramener

les morts à la vie. »

 

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- TCHERNOBYL -

 

Témoignage:

27 avril 1986, Pripyat, Ukraine.

Elle y était, elle avait neuf ans...

 

Un ordre d'évacuation a été annoncé, tôt dans la matinée du 27 avril.

(Le lendemain de l'explosion du réacteur.)

Bien sûr une évacuation "temporaire".

Ce mot "temporaire" a suffi pour créer une stupeur générale.

L'évacuation est quelque chose qu'on ne voyait que dans les films de guerre.

Où devions nous aller?

 Pour combien de temps? Où allions-nous vivre?

Quelles choses devions nous emporter? Combien d'argent? Quels documents? Quelle nourriture?

Le Nouvel Observateur (19.04.2011)

 

 

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Bernadette Chirac se convertit à l'islam.

 

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